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 Une virée aux cuisines (Elysabeth)

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Thomas Calhan
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MessageSujet: Une virée aux cuisines (Elysabeth)   Ven 16 Aoû - 19:31

Couché dans son lit, les bras croisés derrière sa tête, Thomas était en train de contempler son plafond. Il n'avait rien à faire, pas de devoirs, rien à lire, personne avec qui sortir se changer les idées bref il s'ennuyait. Soupirant, il dit tout haut en s'adressant autant à lui-même qu'à son estomac :
 
-J'ai faim.
 
Il mit quelques minutes néanmoins avant de se décider à faire ce qui était interdit par l'article trois du règlement d'ordre intérieur (rappel pour tous ceux qui ne l'auraient pas lu : les passages en cuisine en dehors des heures de repas sont strictement interdites sauf exception médicale ou exceptionnelle), à savoir une virée pour se trouver de quoi manger. Puisqu'il n'avait aucun papier prétextant qu'il souffrait d'une quelconque maladie et qu'il doutait qu'on pense que sa fringale était une situation exceptionnelle, il n'avait pas le choix... Il fallait enfreindre le règlement... Encore une fois.
 
Car oui Thomas n'en était pas à sa première fois. En fait il devait faire  n saut en cuisine tous les trois ou quatre jours, le temps qu'il finisse ce qu'il avait piqué la dernière fois et ait de nouveau faim. Ce n'était même pas spécialement difficile, il avait vite trouvé où les cuisiniers cachaient leur double des clés de la cuisine et personne n'allait jamais au réfectoire quand ce n'était pas l'heure des repas, même s'il y avait quelqu'un il n'était pas difficile de l'éviter. Bref il prit une petite sacoche et la passa en bandoulière avant de se diriger d'un bon pas vers le bâtiment central.
 
Une fois près des cuisines, il fit tout de même plus attention, on ne savait jamais. S'assurant que personne n'était ni dans le réfectoire ni dans la cuisine, il ouvrit la porte et se glissa furtivement dans la pièce avant de se diriger vers l'immense réfrigérateur où l'on rangeait les barres chocolatées et autres friandises proposées en dessert. Il avait bien rempli son sac quand un léger bruit se fit entendre. Il s'immobilisa et tendit l'oreille avant de devoir se rendre à l'évidence : quelqu'un arrivait. C'était mauvais ! Thomas chercha du regard une cachette mais il n'y en avait aucune sure, excepté l'immense frigo derrière sa porte blindée mais s'il s'enfermait là il n'était pas sur de pouvoir sortir... Et comme il n'était ni pyrokinésiste, ni cryokinésite et ne pouvait contrôler sa température corporelle, hors de question d'aller s'enfermer là dedans. Il alla donc se glisser derrière un fourneau, profitant d'un espace étroit entre le mur et l'appareil où il était assez bien caché et pouvait facilement observer la cuisine, avec un peu de chance il pourrait s'esquiver rapidement.
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Elysabeth Lane

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MessageSujet: Re: Une virée aux cuisines (Elysabeth)   Ven 16 Aoû - 21:40

Quand la faim se fait sentir, qu'elle devient pressante au point de picoter les entrailles et de devenir la seule chose à laquelle on pense, la plupart des animaux se mettent à l'affût. Les herbivores sont les moins difficiles en règle générale, ils se contentent de la première touffe d'herbe pour se remplir l'estomac. Un peu comme les junkies en fait, sauf que les herbivores sentent quelle plante ils peuvent manger, et quelle autre il faut éviter. Bon, y a parfois des ratés, mais ils s'en sortent le plus souvent bien. Pas les junkies hein. Bref ! Pour les carnivores, c'est déjà un peu plus costaud. Il faut chasser, c'est-à-dire repérer un troupeau, le suivre silencieusement, l'observer, trouver un élément qui semble plus fragile - malade, blessé, nouveau-né - et puis lui courir après jusqu'à ce qu'il s'épuise et pouvoir l'achever à coup de griffes. Après quoi ces prédateurs sont libres de se repaître du pauvre herbivore. La chaîne est bouclée de ce côté là. Pour les humains, c'est un peu différent. Pas question de manger le premier truc venu, ni de chasser, cela ne se fait plus. En ville, les homo sapiens vont donc acheter leur nourriture. Le seul problème, c'était qu'elle n'était ni dans une ville, ni même en mesure de quitter sa chambre vu que le couvre-feu était déjà passé depuis belles lurettes !

Poussant un soupir, Elysabeth se frotta la tête. Pas moyen de raisonner son ventre, ce glouton réclamait sa dose de saccharose et le tiroir à bonbons était aussi vide que la bouteille d'un russe après quelques lampées. Enfin, elle allait devoir faire quelque chose, elle ne pouvait pas s'endormir le ventre vide, surtout que demain matin, elle devait se lever aux aurores pour la course à pied mensuelle organisée par son club. Elle n'aurait donc pas forcément le temps de prendre le petit-déjeuner. D'un bond, elle se mit sur ses jambes. Allez, tant pis pour les règles, ce n'était pas la première fois qu'elle se glissait en douce dans les cuisines, et ce ne serait sans doute pas la dernière. Elle prit de petites ballerines à la main, pour le moment où elle devrait traverser la cour, mais se faufila pieds nus dans le couloir afin de faire le moins de bruit possible.

C'est à pas de sioux qu'elle parvint finalement du côté des cuisines. Elle prit dans sa poche le double des clés qu'elle avait, depuis longtemps, subtilisé à Velten. Ça a ses avantages d'avoir un frère cuisinier. Elle s'apprêta à ouvrir la porte mais se rendit compte que celle-ci était entrouverte. C'était étrange, jamais ils ne laissaient la porte non-verrouillée, et encore moins ouverte de la sorte. Fronçant un peu les sourcils, de peur d'être prise en flagrant délit, elle poussa tout de même doucement la porte et se glissa dans la pièce. Il faisait sombre, seule la clarté de la lune éclairait la salle par le biais des fenêtres. En même temps, il serait terriblement idiot d'allumer la lumière. Autant se balader avec un néon "JE SUIS ICI" accroché au dessus de la tête.

Doucement, elle s'avança jusqu'au frigo. Une fois devant, sa crainte s'envola comme par magie. La porte du paradis s'ouvrit devant elle, lui proposant milles et unes merveilles. Elle tendit la main et s'empara de plusieurs friandises qu'elle voulut glisser dans son sac et- Elle se stoppa, constatant qu'elle avait oublié d'en prendre un.

" Quelle idiote ! " maugréa-t-elle à voix basse, réfléchissant à une manière de faire.

Elle était en pyjama, c'est à dire débardeur noir sur pantalon de sport. Elle ne pouvait donc pas se servir de ses vêtements comme baluchon de fortune, même pour des sucreries, pas question de se balader en petite culotte, non mais ! Mais en parlant de baluchon, elle savait que son frère laisser toujours traîner des serviettes un peu partout, elle n'aurait qu'à en emprunter une et la lui rendre discrètement le lendemain. Oui, c'était pas mal comme idée. Elle chercha des yeux, s'aidant de la lumière vive du frigo, et en trouva une posée négligemment sur l'un des fourneaux. Elysabeth s'en empara vivement et l'étala aux pieds de la source sacrée du sucré avant d'entreprendre de la remplir, le sourire aux lèvres.
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Thomas Calhan
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MessageSujet: Re: Une virée aux cuisines (Elysabeth)   Sam 17 Aoû - 8:42

Un mince rai de lumière provenant du réfectoire, un bruit de pas feutrés, une silhouette sombre qui était entrée, on ne peut pas dire que Thomas avait réussi à voir beaucoup de chose de ce mystérieux inconnu qui était arrivé après lui. Piqué par la curiosité, il s'avança légèrement pour pouvoir détailler qui était venu à cette heure aux cuisines. Son dos frottant contre le mur, il retint un cri quand il se cogna le pied contre le four -il ne voyait presque rien là derrière- et s'exapéra quatre secondes contre un clou qui dépassait quelque peu du mur, manquant de déchirer une partie de son sac qu'il avait accroché derrière lui. Comment avait-il fait pour se glisser là derrière sans dommages ? Excepté bien sûr la récolte abondante de toiles d'araignée et de poussière...

Passant sa tête au delà de son "abri", il regarda la silhouette qui se détachait un peu mieux maintenant qu'il pouvait la voir baignée des rayons de la lune filtrant par les fenêtres. Car oui l'inconnu était une fille, et de toute évidence ce n'était pas une cuisinière mais une autre élève qui avait eu une subite fringale. D'ailleurs il la reconnaissait de vue, elle était dans sa classe. Quel était son nom encore ? Elisa ? Elyzabeth ? Un truc du genre... Comme quoi il n'était pas le seul à passer ici ! A force cela allait se remarquer et les cuisiniers allaient augmenter la sécurité mais bon autant en profiter pour le moment.

Rassuré par le fait que ce n'était ni un pion ni un cuisinier, Thomas envisagea de s'éloigner discrètement et de sortir. Même s'il se faisait remarquer ce ne serait pas trop grave étant donné qu'elle était aussi en faute. Mais il pouvait aussi... Non c'était totalement stupide, digne d'un crétin fini et lui ressemblant totalement...

S'étant rapidement décidé dpour une action insensée,stupide et sûrement très amusante,Thomas utilisa son pouvoir pour se mettre en état d'apesanteur et flotter à quelques centimètres du sol. C'était risqué, même s'il contrôlait de mieux en mieux son pouvoir, quand il faisait une telle chose il n'était pas sûr de pouvoir éviter que les objets qui l'entouraient ne se mettent eux aussi à flotter. La preuve, sa bandoulière s'était élevée et frolait la surface du plafond. Heureusement qu'elle était fermée sinon il aurait reçu une douche de bares chocolatées et se serait immédiatement fait repérer. Mais au moins comme cela il était tout à fait silencieux. Se positionnant au centre de l'allée, il s'approcha furtivement de la jeune femme. Dès qu'il fut assez proche, c'est à dire quand les cheveux de celle-ci commencèrent à se soulever et à flotter dans les airs, il se laissa retomber et posa ses mains conte ses épaules en lui chuchotant à l'oreille :

-Bouh !

Ce qu'il ne pouvait pas prévoir, cétait la réaction de sa "victime"... Allait-elle sursauter, se mettre à crier, se retourner ? C'était idiot, si elle se mettait à hurler ils allaient ameuter tous les surveillants du bâtiment et auraient du mal à ne pas se faire prendre mais bon sang qu'est ce que c'était marrant de surprendre ainsi quelqu'un qui tente de se faufiler ni vu ni connu dans un endroit où il n'est pas sensé aller. Oui il était dans la même situation et cela allait peut-être leur attirer un paquet d'ennuis mais tout de même cela valait le coup !

Oui, parfois Thomas pouvait être complètement stupide.
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Elysabeth Lane

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MessageSujet: Re: Une virée aux cuisines (Elysabeth)   Sam 17 Aoû - 9:32

Si la situation avait été plus légère, en gros, si elle n'était pas entrain de piquer dans les réserves de l'école, Elysabeth se serait sans doute mise à siffloter. Oh, non pas qu'elle était douée pour cela, loin de là, mais c'était un réflexe dès qu'elle mettait le nez dans un frigo. On a tous des habitudes bizarres, n'est-ce pas ? Bref, elle se mordit la lèvre inférieure afin de s'en empêcher et continua de piocher quelques trucs, en quantité modérée, il fallait pas non plus que cela se remarque de trop. Son dernier souhait était que la cuisine devienne un coffre-fort, parce que adieu bonbons et autres délices. Ses frères avaient beau être sympa, il y avait peu de chances qu'ils veulent bien sacrifier une part de leur salaire pour satisfaire le pêché impie de leur cadette. Elle prit une cinquième barre avant de refermer le frigo et de se tourner vers un placard. Ça, c'était le jackpot, le vrai, l'unique.

Lors de sa première virée nocturne en ces lieux, Elysabeth avait un peu tâtonné. Après tout, elle n'était pas du tout familière des lieux et il fallait avouer que la cuisine était plus que grande. Aussi, ce n'était qu'au bout de sa troisième venue qu'elle était tombée sur le gros lot. Fébrilement, elle poussa la porte du placard. Les rayons de la lune reflétèrent des rangées de bocaux, bien alignés, prêts à servir. Ils étaient pleins de couleurs attrayantes, mais surtout, ils étaient pleins de bonbons. Un grand sourire éclaira le visage de la jeune fille qui, plus affamée que jamais, prit le bocal contenant des petits bonhommes bleus et blancs, l'ouvrit et mit la main dedans. Elle allait en prendre deux, trois de chaque, afin que cela ne soit pas trop visible. Ce n'était pas bien, certes, mais au diable les règles ! Le prédateur ne demande pas l'avis de l'herbivore avant de le dévorer.

Mais en parlant de dévorer... Elle se souvint de l'histoire que lui avait raconté Velten, celle à propos du cuisinier fou qui avait faillit empoisonner toute l'école et qui hantait maintenant la cuisine... Enfin, ce n'était que des racontars, hein ? Après tout, elle connaissait son frère, elle devinait qu'il avait dit cela juste pour la dissuader de rôder la nuit ici. Surtout qu'il avait dit cela avec un clin d'oeil, signe qu'il plaisantait. Mais alors, pourquoi sentait-elle une présence ici ? En y repensant, il n'y avait pas vraiment d'endroit où se cacher... Ce serait donc le fantôme qui aurait laissé la porte ouverte et qui l'aurait ainsi invité à se faire manger ?

- Bouh !

La hongroise sursauta légèrement, manquant de faire tomber le bocal, et eut le réflexe le plus humain à ses yeux. Elle attrapa la première chose qu'elle avait sous la main - le bocal en somme - avant de se retourner, prête à asséner un coup sur la tête du monstre qui voulait la croquer toute crue pour la punir d'être ainsi sortie après le couvre-feu et- Ah bah non, c'était seulement un autre étudiant. Elle baissa les bras, un peu confuse de s'être ainsi emportée. Mais quelle idée il avait eu de la surprendre ainsi ? Et puis, comment se fait-il qu'elle ne l'ait pas entendu ? Enfin, il était humain à première vue, il ne devait pas s'agir du cuisinier démoniaque. Elle gonfla les joues et se pencha vers le jeune homme. Hmmm... Sa tête lui était familière, sans doute un gars de sa classe. Elle prit un air un peu énervé, comme si elle s'apprêtait à le sermonner.

" Tu veux un bonbon ? "

Les traits de son visage se détendirent brusquement, alors qu'elle retrouvait son grand sourire habituel. Elle avait juste voulu lui faire un peu peur, ce qui n'était que la monnaie de sa pièce. Elle tendit le bocal à son compagnon de gourmandise, profondément heureuse de voir qu'elle n'était pas la seule à avoir des fringales nocturnes, mais surtout rassurée de voir que son frère lui avait simplement raconté des cracks.
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Thomas Calhan
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MessageSujet: Re: Une virée aux cuisines (Elysabeth)   Lun 19 Aoû - 19:18

La réaction de la jeune femme fut... décevante ! Vraiment ! Quand on espère que sa victime va vous faire toute une scène, se mettre à hurler, s'enfuir, vous regarder terrorisée ou quelque chose du genre avant de se rendre compte du mauvais tour que vous lui avez joué ! Elle non seulement elle avait à peine sursauté, mais en plus elle avait failli l'assommer. C'était une tentative de meurtre ! Rien de moins ! Avec un bocal de bonbons en plus, pour peu il en aurait ri. Maintenant elle le regardait. Bon d'accord il avait été stupide et cela aurait pu les faire prendre mais il n'en pouvait rien -ou presque-, le gamin en lui avait pris le contrôle devoir un cible ainsi offerte !

Lorsqu'elle prit un air énervé et gonfla légèrement les joues, il s'attendit vraiment à avoir une scène mais moins marrante celle-là. Se faire réprimander comme un gamin de cinq ans par une personne de son âge c'était pas très glorieux, d'un autre côté il le méritait un peu. En fait il s'y attendait tellement qu'il avait légèrement baissé la tête, regardait ses chaussures et se demandait combien de temps elle allait pouvoir monologuer. Et bien évidemment quand elle lui proposa un bonbon comme s'ils étaient des voisins de bancs et qu'il bavait en regardant son sachet -c'était déjà arrivé...- il en resta comme deux ronds de flanc. Il mit quelques secondes à comprendre qu'il n'allait pas devoir supporter un sermon et qu'elle avait aussi un sens de l'humour développé. Elle devenait de plus en plus sympathique ! Non seulement elle venait aussi piquer de la nourriture en cuisine mais en plus elle savait rire ! Et surtout elle aimait les bonbons !

-Oui !

Il avait répondu en laissant la gamin de cinq ans qui vivait en lui prendre le contrôle, bref il avait lâché un petit cri affirmatif et plein d'empressement de gouter la délicieuse-si délicieuse ! un bonbon c'est toujours bon !- friandise. Lorsqu'il en prit un et l'avala aussitôt, il remarqua son grand sourire qu'il lui rendit. Voyant qu'elle tenait contre elle plusieurs barres de chocolat et un bocal de bonbons il chercha un sac, récipient ou quelque chose qui aurait pu servir de conteneur pour emporter tout cela sans difficultés. Visiblement elle n'avait rien de tout cela. Au moins lui avait été prévoyant : un bocal et les barres chocolatées étaient bien installées dans sa sacoche. Supposant qu'il n'allait pas lui être facile de porter tout cela sans faire glisser le bocal ou tomber l'une des barres il envisagea un instant de lui proposer son aide. Oui il était comme cela Thomas, prêt à accorder son aide à une inconnue pour peu qu'il la juge sympathique et ce même -ou plutôt surtout ?-si elle était tout comme lui en situation irrégulière.

-Tu veux un coup de main pour porter tout cela ? lui demanda-t'il avec un léger sourire en montrant les sucreries qu'elle tenait contre elle et ensuite sa sacoche dans laquelle on pouvait encore mettre quelques friandises.

Attendant sa réponse, il se tut un instant en tendant l'oreille, il avait cru entendre un bruit de pas mais ce ne devait être que son imagination. Ou alors un pion passant dans le couloir. Quoi qu'il en soit même si quelqu'un arrivait il devrait passer par le réfectoire et il serait alors aussitôt entendu par les deux comparses. La pièce jouait comme une caisse de résonance jusqu'au cuisine. Peut-être pour avertir les cuisiniers qu'une foule affamée allait arriver ?

Il attrapa un deuxième bonbon mais cette fois dans le bocal qu'il avait subtilisé, autant ne pas faire trop remarquer les quelques "emprunts à très long terme" qu'ils faisaient. Qui sait, s'ils étaient déjà deux à en faire pourquoi pas d'autres ? Or si certains d'entre eux se montraient irréfléchis ou se faisaient prendre la sécurité serait renforcée et l'occasion d'augmenter son taux de sucre diminuerait fortement. Ce serait dommage. Très dommage... Surtout si Thomas découvrait qui l'avait privé de friandises.
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Elysabeth Lane

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MessageSujet: Re: Une virée aux cuisines (Elysabeth)   Lun 19 Aoû - 22:58

La gourmandise est un vilain défaut, lui souffla sa conscience. Elysabeth ne voyait pas en quoi manger des choses qu'on aimait était mauvais... Bon, d'accord, trop de sucre, ce n'est pas très sain pour le corps, mais en faisant assez de sport pour éliminer l'excédent, on pouvait ce permettre ce genre de petit écart. Tout en espérant de ne pas finir de la même manière que le Gluttony de Seven, le film de David Fincher. Rien que d'y penser, un petit frisson la parcourut. Elle se voyait déjà à la place du pauvre cadavre, la tête posée dans son assiette, les mains liées sous la table, morte d'avoir trop mangé. Sauf qu'à la place des pâtes sauce tomate, il y aurait des sucettes, bonbons, chocolats et autres friandises... Bah ! Y avait pas de détraqué de ce genre dans le coin, et si elle devait "payer" son pêché, elle ne serait sans doute pas la seule. Après tout, ils étaient deux à fureter dans les étagères de la cuisine de l'école, tandis que le reste des élèves, bien plus sages et surtout moins affamés, étaient dans leur lit, enserrés par les bras de Morphée.

La culpabilité qui pointait le bout de son nez fut immédiatement chassée par la réponse naturelle du jeune homme. Plus franc que ça, tu meures ! C'était un oui clair, net et précis, le oui d'un gourmand qui s'assume, le oui d'un homme prêt à défendre une communauté entière de gens abattus et dévastés de ne pouvoir vivre pleinement ce que d'autres considèrent comme un pêché. Dans ses yeux, on pouvait lire que ce bonbon était la seule chose que son estomac désirait, et qu'il n'avait pas peur d'écouter ainsi son corps. Oh ! C'était la première fois que la demoiselle rencontrait quelqu'un qui aimait autant les bonbons qu'elle. Bon, en fait pas vraiment, c'est juste qu'elle avait besoin de se sentir rassurée, qu'elle ne craignait pas d'être poursuivie par l'église et ses principes. Bref ! Elle le regarda manger la sucrerie, lui souriant doucement, comme à son habitude. Son esprit pouvait être tellement imaginatif par moment, même elle arrivait à perdre le fil...

Le regard du jeune homme dévia, comme si il cherchait quelque chose. Elle jeta aussi un oeil aux alentours, même sans savoir ce qu'il voulait, et eut une expression étonnée quand il lui posa la question. C'était gentil de sa part, vraiment, elle ne s'était pas attendu à ce qu'il lui proposa son aide - après tout, elle avait plutôt l'habitude d'aider les gens, et non l'inverse - mais lui répondit d'un petit hochement négatif de la tête.

" C'est aimable à toi, mais je vais emprunter une serviette. " dit-elle en désignant le morceau de tissu étalé au sol, près du frigo, et sur lequel reposait déjà quelques chocolats.

Elle s'apprêtait à rajouter quelque chose, mais ses paroles se stoppèrent alors qu'un bruit se fit entendre. Des pas. Au début, elle pensa que son imagination lui jouait des tours à cause du stress d'être ainsi hors-la-loi. Mais ils étaient bien réels. Ils se détachaient distinctement, résonnant dans le silence de la nuit, et le pire, c'était qu'ils se rapprochaient. Ils venaient dans leur direction. Pas de doute, c'était l'un des pions qui faisait sa ronde nocturne. Sans perdre une seconde de plus, Elysabeth indiqua à l'autre gourmand de rester silencieux - le fameux index levé contre la bouche - et lui indiqua d'aller se planquer derrière la rangée du fond. Après quoi elle ramassa le torchon, ferma le placard, serra ses friandises contre elle et rejoignit son comparse à pas de loups.

Avec un peu de chance, le pion n'inspecterait pas toute la salle. Elle avait déjà eu le coup une fois, elle avait alors utilisé son pouvoir pour devenir une couche de peinture en plus sur le plafond. Mais cela n'avait servi à pas grand chose puisque l'homme, sans doute lassé de ce tour qu'il devait - à force de ne rien remarquer - trouver inutile, avait à peine fait un pas dans la pièce, jeté un coup d'oeil circulaire depuis la porte d'entrée, avant de repartir aussi vite qu'il était venu. Il fallait que ce soit le même, sinon ils étaient mal, même si elle pouvait de nouveau utiliser son pouvoir, elle ne pouvait pas aider le jeune homme. Et il était hors de question qu'elle laisse un gourmand dans la mouise !
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Thomas Calhan
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MessageSujet: Re: Une virée aux cuisines (Elysabeth)   Mar 20 Aoû - 19:48

Bizarrement, Thomas fut quelque peu déçu qu'elle décline son offre. C'aurait été une occasion de l'accompagner jusqu'à sa chambre et peut-être de faire plus ample connaissance. Et puis sa proposition lui était tout à fait naturelle. Mais bon si elle préférait se contenter d'une serviette...d'accord cela suffirait mais bon. Sa sacoche était mieux pensa-t'il légèrement boudeur qu'elle ait refusé. Il retint malgré tout un "Tu es sûre ?" peu approprié à la situation. Il allait néanmoins ajouter quelque chose, elle aussi s'il en croyait sa bouche ouverte et prête à faire entendre quelques mots. Mais ils furent tout deux stoppés par un bruit de pas. Mince ! Mince mince mince et remince ! Le pion, surveillant, cuisinier ou qui que ce soit qui était passé dans le couloir une minute plus tôt devait avoir soudainement décidé de jeter un coup d'œil à la cuisine. Ou alors de prendre pour lui quelque chose pour ne pas se décourager durant sa ronde monotone. Quoi qu'il en soit c'était mauvais pour eux ! Même s'il ne pensait trouver personne ici, la porte n'était pas verrouillée ce qui risquait d'attirer les soupçons sur leur présence. Il leur fallait se cacher ! Et vite !

Jetant un coup d'œil à l'autre gourmande, il la vit esquisser un geste sans équivoque : silence. Comme s'il allait se mettre à pousser la chansonnette maintenant ! Elle le prenait pour un crétin ? Vu le coup qu'il lui avait fait c'était possible. Elle lui montra la rangée du fond, celle dans laquelle il s'était caché lorsqu'elle était arrivée. C'était mieux que rien mais cela ne résisterait pas à une fouille attentive des lieux si jamais la porte non-verrouillée éveillait les soupçons. Néanmoins il y alla, autant valait une maigre protection que rien du tout. Pendant ce temps là, sa comparse était allée fermée le placard, avait ramassé le fruit de ses rapines et l'avait rejoint. Pas bête, pour peu il aurait laissé le placard ouvert signant leur méfait !

Il aurait bien aimé pouvoir demandé son pouvoir à la jeune femme. Après tout elle en avait peut-être un approprié aux circonstances. Si jamais elle savait réchauffer un peu l'atmosphère ils pourraient vite se faufiler dans le frigo, le pion n'y irait jamais mais il y faisait un froid de canard horrible ! Il eut alors une idée. Bon c'était risqué mais cela pourrait s'avérer payant après tout, tant qu'elle réagissait avec autant de calme que lorsqu'il avait tenté de lui faire peur.

Rapidement il se concentra et focalisa son pouvoir autour de lui et de sa camarade, s'approchant d'elle avant de limiter la dépense d'énergie et la zone dans laquelle il devait annuler toute force de pesanteur. Si jamais elle s'éloignait et qu'il maintenait en marche son pouvoir il ferait s'envoler tout ce qui ne pesait pas plus d'environ 70 kilos. Et là cela risquerait d'attirer l'attention, il était donc très important qu'elle reste près de lui. Mais bon c'était un risque à prendre. Ils se mirent donc à flotter en état d'apesanteur. Lui jetant un regard il lui fit le même signe que celui qu'elle lui avait fait il y avait quelque secondes -le fameux index hein ~ - en espérant qu'elle éviterait de pousser un cri de surprise, cela aussi marquerait leur condamnation. Faisant son possible pour contrôler son pouvoir, il les fit monter contre le plafond, assez haut afin de faire bénéficier à toute la cuisine une bonne aération et éviter d'enfumer tous les cuisiniers si l'un d'eux carbonisait sa préparation. Ensuite il les fit flotter jusqu'au dessus de la porte menant au réfectoire. Les gens avaient une habitude amusante : peu d'entre eux regardaient au-dessus de leur tête. S'ils étaient restés au fond de la pièce dans cet état le faisceau de la lampe torche du pion les aurait fait repérer étant donné la distance. Ici il n'y aurait que s'ils faisaient du bruit -et il doutait qu'ils en fassent-, si ils faisaient tomber quelque chose hors de la portée de son pouvoir ou tout simplement qu'il perdait le contrôle qu'il avait sur celui-ci. Et bien évidemment si le surveillant se rendait compte que quelqu'un flottait au dessus de lui mais c'était peu probable. Du moins il l'espérait.

Le tout c'était passé rapidement, à peine dix secondes. Mais maintenant les pas se rapprochaient, résonnant dans toute la pièce. Thomas se surprit à compter les secondes. Bon sang qu'il entre et qu'ils en finissent, qu'on mette fin à cette attende stressée insupportable. D'un autre côté c'était ce risque et ce stress qu'on ressent quand on fait une chose interdite qui rendait ces rapines si intéressantes. En plus de l'occasion e se remplir l'estomac bien évidemment.
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Elysabeth Lane

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MessageSujet: Re: Une virée aux cuisines (Elysabeth)   Mer 21 Aoû - 17:33

Après s'être assurée que tout était bien à sa place, Elysabeth avait rapidement emballé ses friandises dans sa serviette et avait glissé le tout dans le four qui se trouvait à portée de main. Ce ne serait pas long normalement, elle allait pouvoir les récupérer dans quelques minutes, si tout se passait bien. Elle eut cependant un petit pincement au coeur, comme si les friandises l'appelaient et lui reprochaient de les abandonner de la sorte. Mais elle ne pouvait pas faire autrement, même si les deux gourmands se faisaient surprendre, ils pouvaient toujours prétendre à un rencard. Nan, c'était pas une bonne idée du tout en fait. Bon, c'était quand même mieux d'être pris les mains vides que dégoulinantes de preuves. Elle referma doucement la porte du four, de peur que celle-ci ne grince. Heureusement pour eux, les gonds avaient été huilées récemment. Maintenant, il fallait juste retenir son souffle, et espérer pour que le pion soit assez fainéant pour ne pas fouiller la pièce. Les pas résonnaient mais restaient à distance raisonnable de la porte de la cuisine. Sans doute était-il entrain d'inspecter chaque parcelle du réfectoire, au cas où il y aurait des étudiants cachés sous les tables. Manque de pot, les souris étaient déjà au pied du jackpot, même si cela commençait à sentir le roussi pour leurs petites moustaches.

Tout à coup, elle sentit quelque chose d'étrange, comme si son corps était plus léger. Ses cheveux se mirent à flotter doucement vers le plafond alors qu'il n'y avait pas le moindre vent pour les soulever de la sorte. De toute manière, c'était impossible qu'un vent vienne du sol. Elle faillit paniquer quand ses pieds quittèrent le plancher des vaches, ce que ferait n'importe qui dans ce genre de situation, mais eut tout de même le bon réflexe de jeter un oeil à son compagnon de misère. Il lui mima de garder le silence, ce qu'elle fit bien qu'elle n'était pas très rassurée. Usait-il de son pouvoir ? Dans ce cas là, ils avaient une chance de s'en sortir. La hongroise inspira profondément afin de garder son calme, et surtout pour contrôler sa respiration. Doucement, ils montèrent jusqu'au plafond, et elle eut la sensation d'être adossée à un mur, même si elle était loin d'avoir pied. Ce n'était rien, pas vrai ? Si l'autre gourmand se permettait cela, c'était qu'il avait confiance en son pouvoir, n'est-ce pas ?

Il les fit se déplacer jusqu'au dessus de la porte. Ingénieux ! Les gens regardaient rarement en l'air quand ils rentraient dans une pièce, ce n'était qu'après qu'ils observaient le plafond, et souvent, ils ne daignaient même pas vérifier au dessus d'eux. On voyait parfois cela dans les films d'horreur, une blondasse entre dans une pièce, à l'impression d'avoir deux minutes de répit, et PAF ! Le gros vilain pas beau lui saute dessus sans crier gare, et c'est pas pour lui faire un câlin, ah ça non ! Enfin, dans leur cas, ils allaient juste devoir rester silencieux. C'est alors qu'elle se rendit compte que la porte n'était pas fermée à clé. Rien que cela pourra paraître suspect. Elle tendit l'oreille, les pas étaient encore éloignés de la porte. Ni une, ni deux, elle dématérialisa son index et envoya ses plumes au niveau de la serrure. Elles se reformèrent à l'intérieur et actionnèrent le loquet afin de verrouiller le tout, mais en étant le plus silencieux possible. Puis son doigt lui revint, aussi rapidement que l'idée lui était venue. Dans l'obscurité de la pièce, elle doutait que son ami le gourmand ait remarqué quoi que ce soit, mais peu importe.

La poignée tourna une fois, en vain. Puis un déclic retentit et un homme fit son entrée. Elysabeth retint sa respiration, mettant sa main devant sa bouche et son nez pour dissimuler le son de ses expirations. De là où ils étaient, ils avaient une vue imprenable sur la calvitie naissante du surveillant. Celui-ci balada le faisceau de sa lampe de poche de part et d'autre de la pièce, sans pour autant montrer l'envie de vouloir faire le tour.

* Faites qu'il se grouille, seigneur des bonbons et grand manitou des gourmands, ayez pitié de vos pauvres fervents... * récita-t-elle mentalement pour se donner du courage.
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Thomas Calhan
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MessageSujet: Re: Une virée aux cuisines (Elysabeth)   Mer 21 Aoû - 19:42

Thomas attendait l'arrivée du surveillant, espérant surtout que celui-ci ne jugerait pas étrange que la porte soit ouverte. C'était trop bête d'attirer les soupçons à cause d'une chose aussi idiote qu'un verrou. Quoi qu'il en soit ils étaient bien placés, juste au dessus de la porte. Il ne pouvait rien faire de plus. Et pour l'instant aucun autre objet ne s'envolait et il ne se sentait pas tremblant et prêt à devoir arrêter l'état d'apesanteur qu'il avait créée. Il devait juste veiller à ce que la zone d'effet s'arrête avant le sommet de la porte. Si une clé ou les cheveux du pion se mettaient à flotter en l'air cela attirerait immanquablement l'attention, autre erreur stupide qui les ferait démasquer.

Les pas se rapprochèrent peu à peu. Heureusement pour eux le pion ne semblait pas pressé, il ne devait pas penser que quiconque s'était introduit par ici et même s'il effectuait consciencieusement ses vérifications leur apportant par là un temps précieux pour se cacher, il n'aurait pas tendance à voir ce qu'il ne s'attendait pas à trouver : eux ! Avec un peu de chance du moins. Tout risquait de se jouer sur le verrou. Si sa méfiance était éveillée par la porte non verrouillée c'était risqué. Sinon les probabilités d'être repéré étaient vraiment minimes. Tant qu'ils ne lui tombaient pas dessus ou n'éternuaient pas.

Il arriva enfin. Curieusement la poignée tourna mais la porte ne s'ouvrit pas. Il avait poussé la porte au lieu de la tirer ? Non, c'était autre chose. La porte était... fermée ? Il n'en fut vraiment sur que quand il entendit le bruit du passe-partout du pion débloquer la porte. Rapidement, Thomas jeta un coup d'œil à sa complice gourmande. Il aurait juré qu'elle n'avait pas fermé la porte quand elle était entrée. C'était une manifestation de son pouvoir ? Il n'avait aucune idée de ce que cela pouvait être mais merci grand Dieu protecteur des gourmands de les avoir protégé ainsi !

Comme il le pensait, le surveillant ayant trouvé la porte fermée ne pensait nullement qu'il put y avoir quelqu'un dans les cuisines. Il braqua son faisceau lumineux de part et d'autre de la salle et put constater qu'il n'y avait personne en vue. Thomas espérait vraiment le voir faire demi-tour sans prolonger sa ronde par ici mais le pion s'avança dans la pièce. Zut ! En fait il n'alla pas loin, il ouvrit juste l'armoire qu'ils avaient tous les deux cambriolées et prit une barre chocolatée. Le voleur ! Enfin il était en mauvaise position pour le traiter ainsi mais bon il n'était pas sensé manger durant ses rondes, et surtout pas piquer dans les réserves des cuisines. Il espérait surtout que le fait que le nombre de barres chocolatées avait un peu baissé ne soit pas trop visible, mais il en doutait, après tout ils avaient tous les deux été précautionneux et n'avaient pas pillé les placards. Rapidement, il les fit flotter au-dessus de l'homme afin qu'il ne les repère pas en sortant. Craignant qu'il ne se retourne une dernière fois et ne rebraqua sa lampe dans toute la salle il continua ce petit jeu jusqu'à ce qu'il eut fermé la porte à clé au-dessous d'eux et attendit impatiemment que le bruit de ses pas s'estompe. Alors seulement il les fit redescendre, les mains tremblant légèrement d'avoir dû utiliser si longtemps son pouvoir. Mais néanmoins il se sentait fier ! Il contrôlait de mieux en mieux son pouvoir et il n'y avait eu aucun imprévu ! Soulagé, il dit à l'autre gourmande avec un sourire :

-Ni vu ni connu ! C'est toi qui a verrouillé la porte ?

Il reprit un bonbon pour se remettre de ce surplus d'émotions et se sentit immédiatement bien plus détendu. Maintenant que le pion était passé il ne reviendrait pas avant un bon moment. Ils avaient tout leur temps pour retourner discrètement jusqu'à leur dortoir. Et personne n'irait lui demander d'ouvrir sa sacoche si on le trouvait dans les couloirs, juste lui demander ce qu'il y faisait à cette heure. Il pourrait toujours prétexter une balade nocturne, on se montrerait compréhensif ou le sermonnerait juste légèrement. Il craignait plus pour la sécurité de sa compagne dont la serviette était plus suspecte.

Se rendant aussi compte qu'il ne s'était toujours pas présenté, il lui tendit la main avec un sourire franc, les yeux pétillants tout en disant :

-Au fait, moi c'est Thomas. Thomas Calhan !
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Elysabeth Lane

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MessageSujet: Re: Une virée aux cuisines (Elysabeth)   Jeu 22 Aoû - 10:16

Le stress de ce genre de situation pouvait plaire à certaines personnes, et Elysabeth devait avouer qu'elle appréciait cette petite pointe d'adrénaline qui lui comprimait la poitrine. Elle faisait tout son possible pour rester silencieuse, elle n'avait aucune envie d'être prise en flagrant délit de vol. Dans les deux sens du terme qui plus est. Certes les pouvoirs n'étaient pas interdits, mais les sanctions étaient terribles si un élève usait de sa magie pour tenter d'éviter de se faire punir. Bref, elle ne quittait pas des yeux le crâne du pion, laissant son camarade gérer la direction de leur flottement. Elle n'avait d'autre choix que de lui faire confiance pour le moment. Et puis, il avait l'air fort sympathique, y avait zéro chances qu'il ne la laisse tomber. De toute manière ils étaient aussi fautif l'un que l'autre, et ils n'étaient pas les seuls. Le pion sembla hésiter un instant, le faisceau oscilla, comme si il allait repartir aussi sec. Mais non, il finit par se décider et par se diriger vers le placard friandises. Comme quoi, cette école regorgeait de plus de gourmands qu'on ne pouvait l'imaginer. Cela la fit sourire.

Son ami de gourmandise les garda au dessus de la tête du surveillant, ce qui n'était pas du tout une mauvaise idée. Tout se passait bien, si cela continuait ainsi, ils allaient s'en sortir. Une fois son larcin commis, l'homme se retourna et regagna la porte nerveusement. Certes il ne risquait pas vraiment son job, mais ce serait mauvais pour sa réputation si ce genre de petit écart venait à se savoir. Après un dernier regard à la pièce, il referma la porte. Le petit clic signala qu'il l'avait verrouillé, et ses pas s'éloignèrent, faisant s'atténuer la tension dans l'esprit de la jeune femme. C'était fini ? Il serait plus sage d'attendre un peu, et, sans avoir besoin de communiquer, il s'avéra que son compagnon de brigandage avait eu la même idée. Elysabeth écouta plus attentivement le pion, il avait quitté le réfectoire, et le silence recommençait à envahir l'espace. Apparemment, tout était bon, ils ne craignaient plus rien puisqu'il n'y aurait sans doute plus de ronde avant un moment. Doucement, le jeune homme les fit regagner le précieux plancher, et la demoiselle se sentit bien plus rassurée d'être de nouveau solidement campée sur ses deux jambes.

Elle se retourna vers le jeune homme quand il lui adressa la parole, lui offrant un grand sourire. Sa question était légitime, mais cela signifiait une chose : il n'avait pas deviné la nature de son pouvoir. Bah ! Elle n'avait pas besoin de cacher son don, elle en était même assez fière après tout. Cependant, elle n'était pas non plus du genre à se vanter pendant trois mille ans, une simple démonstration devrait suffire. Elle serra la main que le tendait le dénommé Thomas, se souvenant maintenant parfaitement de lui en classe. A sa décharge, elle devait avouer qu'elle avait une mauvaise association prénom/visage, cela lui prenait parfois des mois avant de se souvenir de tous les élèves de sa classe... Mais peu importe ! Elle agita doucement leur poignée de main, avec tout l'entrain qui lui était coutumier.

" Moi c'est Elysabeth Lane, enchantée ! " s'exclama-t-elle en faisant toutefois attention à ne pas trop hausser la voix.

La hongroise agrandit son sourire et s'écarta un peu après avoir relâché la main du gourmand. C'était mieux d'avoir un prénom à mettre sur un visage, et elle essayerait de s'en souvenir, ce qui ne devrait pas être trop difficile. Puis, elle alla près du four dans lequel elle avait caché son butin, le récupéra et l'étala sur le plan de travail. Finalement, ses méninges se mirent en route et elle se rendit compte qu'elle n'avait nul besoin de prendre cette serviette avec. Elle la retira donc, la replia et la déposa dans un coin. Puis, elle se tourna vers Thomas.

" Sympa ton pouvoir ! C'est une sorte de gravité, n'est-ce pas ?Et pour en revenir à ta question, j'ai bien verrouillé la porte en effet. "

Une démonstration valant mieux qu'un long discours, elle leva l'index gauche. Celui-ci se désagrégea sous forme de plumes. Elles voltigèrent légèrement jusqu'à la main droit et se reformèrent dans la paume sous l'aspect d'une clé. Souriant, elle fit revenir son index et se tourna vers ses friandises. Ses cheveux se raccourcirent et devinrent une sacoche bien ancrée à son épaule. Elle mit les sucreries dedans et se retourna vers Thomas, attendant une quelconque réaction.
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Thomas Calhan
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MessageSujet: Re: Une virée aux cuisines (Elysabeth)   Sam 24 Aoû - 19:35

Thomas faisait de nombreuses spéculations quant au pouvoir de sa camarade. Lequel pouvait bien vous permettre de verrouiller-déverrouiller une porte ? Un magnétisme ou un pouvoir du même acabit était plutôt plausible. Mais bon il devait avouer qu’il n’avait aucune idée réelle des capacités de l’autre gourmande. Mais justement celle-ci agitait doucement leur poignée de main en se présentant. Elysabeth Lane… Tout comme il le pensait quand il l’avait vue derrière son four, c’était bien un Ely quelque chose. Pour sa défense il n’avait pas beaucoup de liens avec les autres élèves et une très mauvaise mémoire des noms !

Bref, à peine leur poignée de main s’était-elle arrêtée qu’elle repartait chercher ses barres chocolatées et son pot de bonbons qu’elle avait judicieusement placés dans un four. Même si le pion avait eu l’intention de faire un tour des cuisines, il n’aurait jamais pensé qu’il y ait quoi que ce soit dans un des nombreux fours de la pièce. Elle revint près de lui avec son délicieux butin et confirma en souriant que c’était bien elle qui avait fermé la porte. Déjà le cerveau de Thomas réfléchissait aux diverses possibilités de pouvoir qu’elle pouvait avoir. Pour lui ce n’était pas difficile de deviner vu la démonstration qu’il avait faite mais elle c’était plus compliqué. Il allait la questionner plus avant pour assouvir son insatiable curiosité mais elle le devança en lui montrent son index qui se désagrégea en un petit paquet de plumes qui se transformèrent l’instant suivant en une petite clé de fer. Ensuite, son « doigt-clé » reprit sa forme initiale mais ce furent ses cheveux qui raccourcirent et se transformèrent en sacoche dans laquelle elle mit les sucreries. Thomas était soufflé. C’était quoi ce pouvoir ? Il avait entendu parler d’un pouvoir de la « fashionita », une élève de la classe Moon l’avait s’il ne se trompait pas. Ce pouvoir donnait la capacité de changer à volonté la couleur de ses cheveux ou de ses yeux, la forme et la pigmentation de ses habits,… Mais il ne pensait pas que cela allait jusqu’à transformer son propre corps ainsi.

Non, c’était autre chose. Peut-être un dérivé de métamorphose. Ou alors une maîtrise particulière des atomes. Généralement les quelques mages qui maîtrisaient cette faculté ne pouvaient influencer que leur environnement, par exemple transformer un mur en porte ou le traverser comme s’il ne s’était s’agit que d’eau mais elle était peut-être une « exception » même de ce pouvoir et ne pouvait altérer que son propre corps, ou encore elle ne maîtrisait pas bien son pouvoir et n’osait pas changer quelque chose d’autre, c’était aussi une possibilité. Il n’était sûr de rien et ‘enfonçait plutôt dans des suppositions de plus en plus étranges et loufoques. Le plus simple était encore de demander à sa condisciple. Il reprit donc la parole et répondit d’un ton amical :

-C’est cela, je maîtrise la gravité. Mais toi, qu’est ce que c’est exactement ? demanda-t’il d’un ton curieux.

Maintenant qu’ils avaient ce qu’ils étaient venus chercher, autant sortir. Même si on les découvrait dans les couloirs on n’irait pas les suspecter de chapardage de sucreries en cuisine mais simplement d’avoir trop longtemps trainé dehors à bavarder. Tant qu’ils étaient en cuisines, il y avait toujours un risque… Il s’approcha donc de la porte et tourna la poignée. Fermée. Le pion avait consciencieusement fait son travail et avait bien refermé la porte derrière lui. Sauf que Thomas avait toujours sur lui un double des clés des cuisines –ce n’était pas une bonne idée de laisser trainer des clés à la fin des repas, juste quand les élèves rapportent leur plateau… Certaines personnes malintentionnées pouvaient les subtiliser, en faire une copie avant de les ranger à leur ancienne place- Le jeune mage était persuadé qu’on avait seulement pensé les avoir égarées puis retrouvées miraculeusement. Et maintenait eh bien il en avait un double. Il hésita un instant de le montrer à Elysabeth mais guère plus. Après tout ils étaient maintenant liés par un lien spécial de voleurs de cuisines qui avaient failli se faire prendre –oui c’est un peu long- et il ne pensait pas que cela la choquerait de le savoir posséder un double. Il aurait aussi pu lui demander de refaire un petit tour de passe-passe avec son pouvoir mais il ne savait pas si cela exigeait un quelconque effort et préférait autant savoir faire cela lui-même.

Il déverrouilla donc la porte et se tourna vers sa camarade gourmande, attendant qu’elle lui fasse signe qu’elle aussi était prête à y aller.
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MessageSujet: Re: Une virée aux cuisines (Elysabeth)   Mar 27 Aoû - 9:55

La jeune femme se retint de rire en voyant l'air surpris de son camarade. A chaque fois qu'elle montrait son pouvoir, elle avait toujours ce genre de réaction en retour, comme si il était choquant pour des magiciens de voir quelqu'un modifier ainsi son corps. Bon, d'accord, le passage à l'état de plumes était une exclusivité made in Lane selon les dires de ses parents. Ce jour-là, elle les avait écouté d'une oreille assez distraite, obnubilée par une question existentielle : pourquoi elle ? Cela faisait des années et des années que ce pouvoir avait déserté le quotidien de sa famille et elle n'avait rien de plus que ses frères. Mais à présent, elle avait complètement accepté son don, et elle avait clairement compris qu'il pouvait lui être favorable dans certains types de situation, comme par exemple le fait de piquer quelques denrées dans les réserves de l'école. C'était mal, certes, mais à ses yeux cela restait moins grave que ceux qui s'enfermaient dans les toilettes pour fumer en cachette. C'est vrai ça, un petit grignotage n'était pas nocif pour les poumons, seulement un remède à une subite sensation de faim.

Quand il lui posa sa question, elle ne put que lui répondre avec un sourire avant de le voir se diriger vers la porte. Oui, le mieux était d'attendre d'être sorti pour continuer la conversation, on ne pouvait pas savoir si un autre surveillant allait décider de venir remplir également son estomac. Et ainsi, cela lui laisserait le temps de trouver les mots justes pour expliquer sa capacité, ce qui n'était pas toujours une mince affaire. Elysabeth trottina légèrement pour rejoindre son frère de fringale, jetant un oeil par-dessus son épaule au moment où il sortait une clé de sa poche. Oh le petit chapardeur ! Mais quelque part, cela la rassurait, elle n'était pas la seule à posséder un double de la cuisine à l'insu du personnel, et ce même si elle l'utilisait par le biais de son pouvoir. Dire que son frère avait été tellement facile à berner, il lui avait montré sa clé avec une telle fierté qu'on aurait pu croire qu'il brandissait un trophée. Elle avait alors eu tout le loisir de regarder le petit objet et de l'enregistrer dans sa mémoire afin de pouvoir le reproduire plus tard. Elle ressentait presque un soupçon de pitié pour ce pauvre Velten qui était vraiment naïf par moments...

Thomas ouvrit la porte et se tourna vers elle, semblant attendre un quelconque signal. Elle jeta un regard à la pièce, cherchant la moindre petite trace de leur passage, mais rien ne semblait déplacé. Son visage s'illumina d'un sourire et elle s'avança pour quitter la salle. Le plein était fait, maintenant il valait mieux filer au pas de course. Être surpris dans un couloir n'était pas bien grave en soit, les pions se contentaient généralement d'indiquer aux insomniaques qu'ils feraient mieux de regagner leur chambre dans les plus brefs délais. Rien d'alarmant quoi. La hongroise resta un instant aux aguets, observant le réfectoire et écoutant le silence alentour. La voie était libre. Elle s'écarta de l'encadrement de la porte afin de laisser sortir son camarade et, après qu'il ait verrouillé la porte, elle se dirigea vers le couloir sur la pointe des pieds. Il n'aurait pas été prudent de faire claquer ses légers talons sur le carrelage de la cantine, aussi tenait-elle ses ballerines à la main. Une fois hors du réfectoire, elle remit ses chausses et regarda son compagnon.

" Alors, pour en revenir à ta question, dans ma famille on appelle ça la Fragmentation. C'est comparable à la métamorphose, mais là où le métamorphe change tout son corps, je peux choisir la partie à modifier. " dit-elle avec un sourire.

Elle n'allait pas lui parler du principe de la conservation de la masse, elle avait déjà suffisamment parlé à son goût et si elle réfléchissait trop, elle allait faire une rechute de timidité aiguë. Bon, avec un peu de chance cela n'allait pas arriver mais dans le doute...
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Thomas Calhan
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MessageSujet: Re: Une virée aux cuisines (Elysabeth)   Sam 31 Aoû - 19:59

Elysabeth le suivit jusqu’à la porte, sans sembler plus surprise que cela en apercevant la clé. Il crut même apercevoir un sourire sur son visage… Il ne l’aurait pas juré mais tout de même, cela le mit bien plus en confiance. Maintenant plus rien de fâcheux ne pouvait leur arriver, il se sentait rempli d’une énergie vivifiante et tout à fait inarrêtable. La jeune femme vérifia avec attention qu’aucune trace de leur larcin ne subsistait avant de lui sourie pour lui faire clairement comprendre qu’ils pouvaient y aller. Il verrouilla la porte dès qu’elle fut sortie et se retint de rire en la voyant avec ses ballerines à la main. Il ne pensait pas que quiconque les aurait entendu traverser la cuisine même chaussés mais mieux valait rester prudents. Il remercia silencieusement le ciel de l’avoir fait rencontrer une sœur d’estomac aussi sympathique et qui pensait véritablement à tout. Quand elle eut remis ses chausses et qu’ils furent prêts à retourner aux dortoirs, elle répondit à la question qu’il lui avait posée.

Donc cela s’appelait la fragmentation… Il n’en avait jamais entendu parler. Mais c’était super pratique comme pouvoir. Juste changer la partie que l’on veut de son corps en ce que l’on veut ! Le nombre de possibilités effarantes qui s’offraient à vous ! Comme transformer ses cheveux en sacoche… A côté sa maîtrise discutable de la gravité semblait bien pauvre en opportunités. Même s’il avait réussi à les sortir de là grâce à son pouvoir, il craignait toujours de l’utiliser ne le maîtrisant pas totalement et ses effets pouvant être imprévisibles. D’accord il n’avait fait s’envoler personne depuis un moment et avait évité des accidents graves mais tout de même… Et ce serait encore pire quand il tenterait la délicate tâche d’augmenter la gravité. La première fois qu’il avait essayé, il voulait simplement raplatir une feuille de papier qu’il avait pliée en deux et posée de façon à ce qu’un petit chapiteau se forme. L’objectif était simple : augmenter la pression de manière à ce que le papier colle au banc. Il s’était retrouvé avec un banc tordu et écrasé comme s’il était passé sous un camion et avec un sacré coup dans le carrelage. Pour peu il aurait blessé quelqu’un… Il savait que son pouvoir avait de grandes capacités et était puissant mais il aurait préféré de loin un petit pouvoir inoffensif et facilement maîtrisable qui ne l’aurait pas ennuyé... Mais cessons de parler des innombrables déboires que Thomas avait déjà eu avec sa maîtrise de la gravité –il y en a eu beaucoup d’autres- et revenons à nos moutons.

Thomas lui répondit en sifflant admirativement tout bas entre ses dents :

-Impressionnant, et très utile… dit-il d’un ton sincère et épaté. Mais tu peux toujours te transformer intégralement comme un simple métamorphe ou seulement une partie de ton corps ? Et peux-tu changer différentes parties en même temps ?

Revoilà un Thomas curieux, ayant soif d’apprendre et passionné par les différents pouvoirs et leurs multiples capacités. Surtout maintenant qu’il était intrigué par celui de sa compagne ! En même temps qu’ils parlaient, ils se remirent en route vers les dortoirs. Ils devaient encore traverser tout le bâtiment central de préférence sans se faire remarquer et ensuite rejoindre leur chambre respective. Surveillant toujours le moindre indice leur permettant de repérer les surveillants il tendait l’oreille et restait aux aguets.

Maintenant que leur escapade en cuisine était finie, il avait encore moins sommeil que lorsqu’il s’ennuyait dans son lit. L’adrénaline qui s’était installée dans ses veines lorsque le pion était entré dans la cuisine venait seulement de s’estomper et l’excitation que cela avait impliqué allait définitivement l’empêcher de dormir avant le matin. S’il avait été seul il serait probablement allé faire une ballade nocturne et serait rentré par la fenêtre de sa chambre qu’il laissait toujours entrouverte, ayant maintenant l’habitude de passer par cette « porte secondaire » mais il préférait de loin accompagner Elysabeth jusqu’à ce qu’ils doivent se séparer. Ensuite tant pis, il rejoindrait sa propre chambre.

[Désolé du retard, fin de semaine chargée]
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